TOUCHÉE PAR LES FÉES

Pour et par Ariane Ascaride, texte Marie Desplechin, mise en scène Thierry Thieû Niang
Production Augurart

Fées©JLFernandez007

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AGENDA:
Du 7 au 17 mai 2015 au Théâtre de l’Aquarium à Paris.
Du 28 au 30 mai 2015 au Théâtre du Gymnase

TOUCHÉE PAR LES FÉES:
Dans ce monologue, Ariane Ascaride nous raconte sa propre histoire, inextricablement liée au théâtre : son père, coiffeur d’origine napolitaine, mettait en scène et jouait des pièces du répertoire, tous les dimanches, avec une troupe de théâtre d’amateurs marseillais issus de la Résistance. C’est là qu’Ariane, futur César de la meilleure actrice 1998, fait ses premières armes. Cette idée d’un art à la fois populaire et exigeant l’habite depuis toujours. Ses souvenirs familiaux sont des souvenirs d’images théâtrales : l’enfance vécue sur les planches façonne l’actrice qui débute dans des pièces dirigées par son frère Pierre, metteur en scène et directeur de théâtre. Ce rapport intime, quasi fantasmagorique, entre l’actrice et son art, une sorte de «théâtralité infuse» (comme on peut parler de « science infuse ») rend Ariane Ascaride à la fois unique et universelle. Elle n’a d’ailleurs jamais quitté la scène, tout en jouant dans tous les films de Robert Guédiguian (Marius et Jeannette, Marie-Jo et ses deux amours, Brodeuses, Les Neiges du Kilimandjaro…) et d’autres réalisateurs comme Emmanuel Mouret,   Daniel  Auteuil, Pascale Bailly, Jean-Daniel Verhaeghe…

Touchée par les fées est la version longue, recréée pour la Maison des métallos, d’Une proposition pour un jour d’été, une commande faite à Ariane Ascaride en 2010 par le Festival d’Avignon et la Sacd dans le cadre des « Sujets à vif ». Partant d’un désir précis – parler du rôle qu’elle a toujours rêver jouer –, l’actrice fait alors appel à la romancière Marie Desplechin, qui lui écrit un texte sur mesure, et au chorégraphe Thierry Thieû Niang, qui la « met en corps », et qui sont à nouveau de l’aventure : une histoire d’amitié à trois.

DANS LE CADRE DES REPRÉSENTATIONS AU THÉÂTRE DE L’AQUARIUM, CARTE BLANCHE À ARIANE ASCARIDE

jeudi 14 mai à 18h
Ariane Ascaride lit « Les années » d’Annie Ernaux
accompagné du quatuor à cordes Léonis
Des années 40 à aujourd’hui, de l’immédiat après-guerre à l’ère d’Internet et de la mondialisation, en passant par les Trente Glorieuses, les années 70 libératoires, par le tournant cynique des années 80… C’est l’itinéraire personnel d’une femme qui défile, où s’engouffre la mémoire collective – flux intense et contrôlé de mots, d’images, de sensations, d’informations, jusqu’à plus soif, jusqu’au vertige.

dimanche 10 mai à 13h
lecture danse “Algérie, je t’écris”
Des lettres de pieds noirs, d’algériens, de français ; des déclarations d’amour ou des souvenirs émus… publiées en mars 2002 dans un hors série Télérama, la lecture de ces lettres, Algérie, je t’écris ! :
Le parfum du jasmin dans les petites rues d’Alger la Blanche. La douceur de vivre là-bas, avant 1962. Et puis la guerre. Le traumatisme. Ces souvenirs d’Algérie, des lecteurs de « Télérama » les avaient racontés, à la demande du journal. Ariane Ascaride les fait vivre avec force sur la scène. Des lettres poignantes. Algériens immigrés ou non, appelés de l’armée française qui parlent pour la première fois, pieds-noirs brutalement sans terre, harkis meurtris. Ils évoquent la déchirure, la séparation, l’incompréhension, l’amitié brisée. Ces vies interrompues. Ces plaies que laissent les guerres, ouvertes à jamais. Le Parisien

samedi 16 mai
de 14h30 à 17h30
atelier écriture animé par Marie Desplechin

à 18h
projection du film
« Ceux qui aiment la France » d’Ariane Ascaride
Coup d’essai, coup de maître. En tournant Ceux qui aiment la France pour la collection de France 2 « Histoires de vie », Ariane Ascaride révèle un talent de réalisatrice tout en justesse et en farouche simplicité.

dimanche 17 mai à 13h
lecture de textes de Serge Valetti
Dans les années soixante-dix, Valletti auteur a beaucoup écrit pour Valletti comédien, au point qu’un temps on a pu croire que ses duos, pour la plupart inédits, et ses solos publiés en 1992, ne pourraient pas se passer de son inimitable style de jeu. Or, avec ’Le jour se lève, Léopold !’ (1988, mise en scène de Chantal Morel) arrivèrent sur scène une profusion de personnages qui supportaient d’être pris en charge par d’autres acteurs, si bien que d’autres pièces suivirent. Valletti n’est pas un auteur régionaliste mais il se souvient qu’il est du Sud.